Site icon Afriquematin.net

Pdci-Rda/La zone Zadi veut jouer sa partition pour la reconquête du pouvoir d’Etat

Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net

À l’occasion de la célébration des 80 ans du Pdci-Rda, la zone Zadi a pris toute sa part dans les activités commémoratives, le samedi 08 Aout au stade régional de la cité des Antilopes, présidée par le Vice-Président Jean Noël Loukou, représentant le Président Tidjane Thiam. Entre devoir de mémoire, mobilisation des militants et préparation des prochaines échéances, les responsables locaux ont fait de cet anniversaire un moment fort de rassemblement.

Quatre-vingts ans après sa création, le Pdci-Rda poursuit sa tournée de célébration à travers les différentes régions de Côte d’Ivoire. Lancées officiellement le 6 avril 2026, les festivités ont été conçues comme un moment à la fois mémoriel et tourné vers l’avenir. La direction du parti a placé cette commémoration sous le signe de l’expérience, de la résilience, du dialogue et de la paix.

Dans cette dynamique nationale, la zone Zadi s’est présentée comme l’un des espaces où la mobilisation militante a accompagné cette étape importante de l’histoire du parti. Les responsables et militants locaux ont été appelés à s’impliquer dans les différentes initiatives liées à cet anniversaire, avec en toile de fond la volonté de maintenir la cohésion de la base et de renforcer les structures locales.

La jeunesse, socle du parti a contribué à la réussite de cette rencontre.

 Célébrer 80 ans d’existence ne constitue pas seulement, pour le parti, une occasion festive, mais aussi une occasion de rendre hommage à certains pionniers du Pdci-Rda de cette zone, « Dans le Sassandra-Marahoué, Albert Vanié bi tra, Zamblé Bi Zamblé Alphonse, Maurice Seri Gnoléba, Denis Bra Kanon, Charles Koffi Diby, Léopoldine Tiezan-Coffie, Cowppli-Bony Phillipe. Dans le Bas-Sassandra, Charles Bauza Donwahi, Marcel Zadi Kessy, Vincent Tioko Djedjé, Jules Hié Néa et dans le Gôh-Djiboua. Laubhouet Marcel, Dadié Lorka Samuel,Berthe Sawadogo, Koniàn Kodjo », a rappelé, au nom des HRD Jean Likane-Yagui. Ajoutant par ailleurs que « l‘histoire plus récente du Pdci-Rda ne peut être contée sans mentionner les noms de deux de ses principaux animateurs que sont les Professeurs Alphonse Djedjé Mady et Maurice Kakou Guikahué, qui furent sous la direction de Aimé Henri Konan Bédié, respectivement Secrétaire Général et Secrétaire Exécutif en Chef, et qui ont marqué de leur empreinte, l’ADN du Parti.

Le secrétaire exécutif en chef, Yapo Yapo Calice note pour sa part que « les difficultés rencontrées par le Pdci-Rda doivent désormais servir de levier pour renforcer l’organisation du parti en vue des prochaines échéances électorales », a-t-il encouragé. Invitant les militants à privilégier la discipline, l’unité et la mobilisation, estimant que la conquête du pouvoir d’État « ne se fera ni par défaut ni par le slogan, mais bien plus par la mobilisation, par l’organisation, par la discipline et par la préparation », a-t-il insisté.  S’adressant aux militants, en particulier les jeunes et les femmes, il leur a signifiés qu’ils sont « la première force du Pdci-Rda, vous êtes son énergie-,son avenir, mais une énergie non organisée se dissipe,  une force non structurée s’épuise. Alors, faisons le choix de la rigueur. Faisons le choix de la discipline. Militantes et militants du Haut Sassandra, de la Marahoué, du Gôh, du Lôh-Djiboua, du Gboklé, de la Nawa et de San Pédro, faisons le choix de l’engagement concret », a-t-il instruits.

Fondé en 1946 autour de Félix Houphouët-Boigny, le Pdci-Rda est présenté comme le plus ancien parti politique de Côte d’Ivoire. Au fil des décennies, il a occupé une place centrale dans la construction de la vie politique nationale et la célébration des huit décennies permet ainsi aux différentes générations de militants de revisiter cette histoire, de rappeler les valeurs revendiquées par le parti et de réfléchir à leur transmission aux nouvelles générations.

Cette dimension du Haut –Sassandra, de la  Marahoué, de la Nawa, du Goh-Djiboua et du Gbôklè a apparu comme un enjeu majeur où les anciens sont porteurs de la mémoire du parti tandis que les jeunes constituent l’une des principales forces appelées à assurer la continuité de l’organisation. À mesure que la caravane des 80 ans se déploie sur le territoire national, les différentes bases locales sont invitées à participer à la dynamique générale, car l’objectif affiché est également de favoriser une meilleure coordination entre responsables, cadres, militants et sympathisants autour des activités liées à la commémoration.

  La question est de savoir comment intéresser et impliquer les jeunes générations dans la vie politique et dans les structures du parti. Pour la zone Zadi comme pour les autres bases, la mobilisation ne peut donc pas uniquement reposer sur les militants de longue date.

Plusieurs militants et sympathisants du Pdci-Rda ont tenu à prendre part à cet évènement historique.

La jeunesse représente à la fois la relève organisationnelle et une composante essentielle de la vie politique contemporaine. Son implication dans les activités commémoratives peut contribuer à donner une nouvelle dimension à cet anniversaire. Au-delà des discours et des cérémonies, cet anniversaire constitue aussi un test grandeur nature pour les différentes structures du parti.

La capacité à mobiliser les militants, à organiser les activités, à maintenir la cohésion et à faire participer les différentes générations a été scrutée avec attention. Dans la zone Zadi, la dynamique engagée autour de cet évènement a dépassé le simple cadre des festivités et à 80 ans, le Pdci-Rda regarde à la fois dans le rétroviseur et vers l’avenir.

Comme les autres composantes du parti, elle participe à cette séquence particulière où mémoire, transmission, organisation et projection politique se croisent. Faut-il rappeler que de grandes figures du parti âgées de plus de quatre-vingt ans et qui ont porté leur fidélité au parti, ont été décorées dans plusieurs ordres du mérite

Quitter la version mobile