Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net
Le samedi 28 novembre 2026 à 16h00, la Salle Niangoran Porquet du Palais de la Culture Bernard Binlin Dadié, à Treichville, vibrera au rythme d’une création artistique hors du commun titrée « Boulou’Tê ou le dixième maudit ».
« Boulou’Tê ou le dixième maudit » n’est pas une simple pièce de théâtre, mais plutôt une création pluridisciplinaire qui conjugue avec audace, une scène pour porter une narration puissante et des personnages forts, une danse, expression vivante de l’âme akan, un chant, vecteur de mémoire et de transmission et une tradition akan, socle identitaire de l’œuvre. L’ensemble forme un spectacle total, où chaque discipline sert le propos et l’émotion, dans une harmonie pensée pour transporter le spectateur.
L’ancien ministre des Eaux et Forêts, Lazare Koffi Koffi, qui en est le maître d’ouvrage, explore également les profondeurs de la culture akan, ce riche ensemble de traditions qui façonne l’identité de nombreux peuples de Côte d’Ivoire. Ensuite, le sous-titre « le Dixième maudit » laisse entrevoir une dimension narrative forte, celle d’un destin singulier, d’une malédiction à porter ou à conjurer, d’un personnage en marge qui incarne peut-être les tensions entre tradition et modernité, entre héritage et émancipation. Qui met également en lumière, le dixième enfant qui est contesté dans certaines familles, dont la venue représente un mythe. L’œuvre puise ainsi dans les contes, les rites et les symboles akan pour construire une fable contemporaine, où le passé éclaire le présent.
Le choix de l’enseignant Chercheur supérieur de théâtre, de cinéma et d’audiovisuel (ESTCA), Jean-Baptiste Appia comme parrain n’est pas anodin. Sa présence témoigne de l’importance accordée à cette œuvre et de la volonté de rassembler autour d’un projet culturel fédérateur. Son soutien apporte une caution morale et un éclairage supplémentaire sur la portée de l’événement.
Faut-il souligner que la compagnie artistique AUD’ARTS qui enverra les spectateurs découvrir ce nouveau monde est dirigée par l’étudiante en Master 2 de Management, des Arts et de la Culture à l’Ecole supérieure de Théatre-cinéma et d’audiovisuel (ESTCA) de l’INSAAC Goun Mayenca qui travaille en parfaite symbiose avec Adams junior N’goran qui en est le coproducteur, Charles Assandé, le manager et Yannick Bézème, le metteur en scène.

